Diana Akbulut (Daya Jones)

Amour Grenade

Amour Grenade, c’est le goût du fruit. C’est aussi la réconciliation des contraires. Il y a Daya et Diana. Daya Jones, le geste chirurgical dans les battles hip-hop. Diana Akbulut, Suissesse d’origine kurde, qui se souvient de la terre de son père, de sa mère, dans un festin de sens et de gestes reconquis. Entre Daya et Diana, il y a la tentative de ne plus séparer les avatars. Ce serait une fausse piste de considérer uniquement cette première création sous l’angle des origines, du féminisme ou du politique. Il s’agit pour cette chorégraphe et danseuse de redonner du corps aux identités qui la traversent. La grenade n’est ni tout à fait un fruit ni seulement une arme.

Diana Akbulut a reçu le prix de la relève 2020 de la Fondation vaudoise pour la Culture.

Danseuse et chorégraphe suisse autodidacte, Diana Akbulut (Daya Jones) débute dans la culture hip-hop par l’improvisation et les battles. C’est en balançant du voguing au krump, de l’underground au commercial, qu’elle nourrit son mouvement et forge sa recherche artistique. A partir de 2012, Daya tourne dans différents pays avec la compagnie de Marion Motin, Swaggers. En 2015, elle lance le sassy concept, des cours de danse qui décloisonnent les styles, amènent vers plus de liberté dans le mouvement, se veulent démocratiques et rassembleurs.
Première enseignante de street styles à la Manufacture dès 2016, elle est nommée artiste associée à l’Abri à Genève en 2019 et, la même année, écrit une série nommée Moves qui met en lumière les danses urbaines en Suisse romande. Elle présente son premier solo intitulé Amour Grenade en novembre 2020 à l’ADC puis à l’Arsenic.

L’ADC, 45′
Jeu 19.11 à 20:30.
Ven 20.11 à 19:00.
Sam 21.11 à 19:00.

Chorégraphie, interprétation : Diana Akbulut (Daya Jones).
Regard extérieur : Philippe Cuendet.
Coproduction: L’Arsenic et Emergentia – temps fort pour la création chorégraphique émergente réalisé par L’Abri, le TU et l’ADC Genève
Texte de communication : Arnaud Robert.
Photo : Nadia Tarra.